Journal de Nogent le Rotrou
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ma vie dans le Perche
Propos sur la littérature et la peinture.
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D'un endroit l'autre...
ou : on n'a pas toujours dit un chrysanthème.

Dordogne toujours aussi belle, lourde pour les sens, pour les souvenirs et les fantasmes.
Un peu énervant, toutes ces belles maisons, par l'étalage de toutes leurs histoires et ce qu'elles renferment de vie de chaleur ou de froid comme autant de cénotaphes. ...
C'est l'époque où je traîne plus dans les cimetières que sur les terrasses de café...
J'observe après balades dans plusieurs cimetières anciens ou récents, que dans cette région-là (autour de Cercles, La Tour Blanche...) on est plus ciment et béton que marbre ou granite, mais qu'on y est autant chrysanthème qu'ailleurs.
On n'a pas toujours dit un chrysanthème rappelle Proust dans À l'ombre des jeunes filles en fleurs ( " Il n'y a que vous (...) pour trouver des chrysanthèmes si belles, ou plutôt si beaux puisqu'il paraît que c'est ainsi qu'on dit maintenant "), avant de rappeler quelques années plus tard, et d'obéir à la nouvelle règle, dans Du côté de chez Swann que ces fleurs étaient les préférées d'Odette ("... les chrysanthèmes, ses fleurs préférées, parce qu'ils avaient le grand mérite de ne pas ressembler à des fleurs, mais d'être en soie, en satin.")
Quant à Tristan Tzara, dans le Manifeste Dada (1918), il en supprime carrément le deuxième h.
Impossible de ne pas saluer, à l'occasion, mon prof vénéré Bruno Vercier pour sa préface et analyse époustouflantes de 32 pages de Madame Chrysanthème de Pierre Loti dont il a dirigé l'édition chez GF-Flammarion, signaler Le Monsieur Chrysanthème de Jacques Vallet, et saluer Patrick Rebollar au Japon où c'est le symbole de la famille impériale...
Qu'il me permette de rajouter dans son vase quelques chrysanthèmes cueillis à son attention.
Voyage aussi nécessaire que prévu et espéré depuis quelque temps pour diverses bonnes raisons, je fus donc en Dordogne quelques jours et les gens rencontrés m'y ont trouvé bien dans mon assiette.
Comme depuis quelque temps, j'y pris moins de photos qu'avant. Quelques cimetières et surtout des feuilles mortes,
et beaucoup de chaises vides qui papotaient...
Car même les fantômes aiment se raconter des histoires.