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ma vie dans le Perche
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Propos sur la
littérature et la peinture. |
Samedi 26 janvier 2008 | jour précédent | jour suivant | retour au menu |
" Pourri, mendigot, crasseux, grabataire, sors de mes yeux, disparais, viande pauvre, bas-morceau ! " ou : Ainsi fait-il encore des pages... Mais qu'est-ce qu'il a donc foutu à Thiron pendant 12 jours ? Tout et rien bienveillant lecteur ! ![]() - j'ai bien envoyé mes voeux (en avouant aux plus intimes que je ne savais pas trop quoi, en fait, leur souhaiter, ce qui serait sans doute le pire pour eux dans ce meilleur des mondes), - Pas le genre glandouille, je me suis bien levé tôt, j'ai bien fait mon travail, histoire de bien parfumer l'audience un peu trop enthousiaste, ![]() Étonnant quand même que je me sois inscrit, ce n'est pas mon genre d'habitude, mais c'est une première fois. ![]() Dans cette courte pièce de Prévert (Le tableau des merveilles), écrite en 1935 d'après Cervantès (pour le groupe Octobre), le capitaine Crampe (un pauvre type, genre vraiment crétin, qui se croit quelque chose à cause de son uniforme, et du faux pouvoir qu'il croit détenir, et qui comprendra sa méprise quand les habitants du village le ridiculiseront et lui foutront une vraie raclée) doit dire, s'adressant à un mendiant, : " Pourri, mendigot, crasseux, grabataire, sors de mes yeux, disparais, viande pauvre, bas-morceau !" (puis se jeter sur lui et le frapper). Et bien, je n'en reviens pas, je n'arrive pas à me mettre ça dans la tête ! Les 4 adjectifs à la suite, dans le bon ordre, et sans les changer. À la place de mandigot je dis marigot, de crasseux je dis crapule, j'en passe et des meilleures. Viande basse et pauvre morceau etc... Véritable drame à mon âge de réaliser que ma mémoire, si longtemps légendaire et utile au moment de mes brillantes études à Saint-Cloud, je pouvais en une journée apprendre la classification des Insectes ou celle des monocotylédones et les réciter, sans erreurs, sur l'air de Suzanne de Léonard Cohen, soit aussi défaillante aujourd'hui, rouillée comme un paquet de vieux clous. Avouerais-je enfin, que je suis un bien piètre acteur, et que malgré le fait de bien voir le rôle dans ma tête, je n'arrive pas à faire l'imbécile sur scène. Il n'y a que dans la voiture, la nuit, quand je rentre le mercredi soir assez tard après la répétition, que j'arrive à bien faire le con. Mais ce n'est bien sûr pas là ni le moment de ce qu'espère ou attend de moi notre brillant instructeur. ![]() ![]() ![]() Ce n'est pas tout cher lecteur. - Ben alors racontez ! " Page pauvre, bas-morceau !" Non, c'est pas ça, je me trompe encore. Je recommence. - Des pages et des pages ! - Mais j'en fais au moins trois par jour dans ma tête, des pages ! À quoi bon les mettre en ligne ? Est-ce bien une vie que de la passer à faire des pages ? - Ben oui, pourquoi pas...faut bien partager non ? Elles nous font bien rigoler des fois... - Oui moi aussi, des fois, comme vous dites...Mais y'en a tellement ailleurs, des millions par jour... Je peux vous donner des adresses si vous voulez... C'est pas les peigne-culs qui manquent... Mais aujourd'hui, trop souvent (j'ai dit trop souvent, pas toujours), à la fin d'une page, aussi bien celle des autres que la mienne, on peut se dire des fois : Et alors ? - Et alors quoi ? Pourquoi pas non plus : Pourquoi pas ? Pourquoi pas rester debout plutôt que se coucher, faire plutôt que se défaire, être envers et contre tout plutôt que se laisser aller à la déprime silencieuse ? ![]() De toute façon, je ne ferai plus de pages pour faire des pages. - On pourrait dire alors que ça va ? ![]() ![]() Ils vont peut-être finir par comprendre, mes petits coureurs. Le problème n'est pas d'aller (ni pour eux de pédaler), aller, aller, ça va... On sait tous où on va, comment ça finit . Le problème, c'est d'être,... ![]() - Mais en attendant quoi ? - Mais d'y aller, connards ! |